Bien entendu avant de commencer cette balade dans Gisors vous aurez pris connaissance de l’extraordinaire patrimoine que constituent la Forteresse médiévale et l’église  » Cathédrale  » de Gisors. Si, tel n’était pas le cas, découvrez-les vite en cliquant sur leur lien respectif.

Le Château Fort de Gisors
L’église  » Cathédrale  » de Gisors

En effet, l’idée de cette balade est de découvrir le patrimoine essaimé dans la Ville, moins connu, et pourtant tout aussi prestigieux !

Plan de visite libre de Gisors en rupture de stock

LE LAVOIR

12-62-balade-lavoir-gisors

Probablement construit dans la seconde moitié du 15e siècle, le lavoir est alimenté par l’Epte. Cette rivière emblématique de 117 km a marqué la frontière historique et géographique de la Normandie. Aujourd’hui, la vallée de l’Epte est un site naturel classé.

LES DOUVES

12-balade-douves-chateau

Du lavoir vous longerez un vestige de l’enceinte urbaine construite au 12e siècle qui protégeait la cité. Des douves vous apprécierez l’enceinte castrale du château et les nombreuses tours qui la jalonnent : la tour du prisonnier, la porte de bleu, la tour frileuse, la tour sans nom, la tour du diable, la porte des champs, la tour carrée et les deux tours pentagonales.

LA RUE DE VIENNE

12-balade-monarque-gisors

Elle porte le nom de la ville de Vienne dans l’Isère afin d’honorer son soutien durant la seconde guerre mondiale. Le haut de la rue conserve, malgré les bombardements de 1940, un grand nombre de maisons à colombages datant des 15e et 16e siècles. Découvrez plus particulièrement le Passage du Monarque faisant référence à Philippe Auguste. Il constituait au 12e siècle l’entrée principale du château. Au n°8 de la rue se situait l’ancien tribunal du bailliage et de la prison de justice. Au n°6 se trouvait jadis le logis du sieur Grainville, chez lequel Henri IV séjourna à plusieurs reprises.

LE CABINET DE VERDURE

12-balade-cabinet-gisors

Dernier vestige du pavillon de plaisance des Douet de Graville, il est daté de la fin du 16e siècle. Situé au centre d’un parc de trois hectares, il était entouré d’un jardin à la française. Il s’apparente à un Cabinet de verdure ou une Gloriette et constitue un des éléments de décoration du parc. Les grilles en fer forgé ont été exécutées par le lycée de Gisors en 1980 sur un dessin de Gendreau, architecte des Bâtiments de France, d’après un modèle du 17e siècle.

LA CHUTE D’EAU

12-balade-chutes-eau

L’eau symbole frontalier fut également avec la rivière le symbole de l’activité économique de Gisors jusqu’à la seconde guerre mondiale. Au Moyen Âge avec les tanneurs et les cordonniers puis aux 17e et 18e siècles sous l’influence de Colbert, avec les manufactures de draps, de dentelles et de tapisseries. Et enfin, aux 19e et 20e siècles avec les industries de filage, de tissage, de blanchisserie du coton et de teinturerie.

LA VIERGE DORÉE

12-balade-vierge-gisors

Cette statue est l’oeuvre de Michel Poix. En acier inoxydable, cette oeuvre contemporaine est pour le moins inhabituelle. Cependant, elle nous parle… Elle nous parle d’histoire mais elle nous parle également de vérité dans le ressenti.

L’histoire : Le 28 septembre 1198, Philippe Auguste forçant le barrage établi par Richard Coeur de Lion, pénétra dans la ville. A son passage, le pont céda et il tomba à l’eau, le poids de son armure l’entraînant aussitôt vers le fond.

Apercevant une statue de la Vierge qui se trouvait sur la Porte, le souverain fit la promesse de la faire dorer s’il parvenait à se sauver… C’est ainsi que la Vierge prit le nom de Vierge dorée. Le message de l’artiste : Le corps de la sculpture n’est pas uniformément plein mais « déchiré » dans la partie supérieure du buste. Il s’agit d’une part de l’expression symbolique des forces contraires qui écartèlent tous les hommes et dans ce cas précis, d’une mère déchirée par ce fils qui allait lui être arraché par la mort. D’autre part, il s’agit aussi de l’expression symbolique de la nécessité de respirer et de s’ouvrir au monde pour en être pénétré. Comme vous pouvez le remarquer la tête de l’enfant coïncide avec le sein gauche, dernier point de fusion charnelle entre une mère et son enfant qui ne lui appartient déjà plus. Enfin, Michel Poix a choisi de dorer l’intérieur plus que l’extérieur afin d’intérioriser cette richesse. Bien plus qu’une démonstration externe, c’est le rayonnement spirituel interne qui est important.

LA CHAPELLE DE LA LÉPROSERIE

12-balade-leproserie-gisors

La Chapelle de la Léproserie est le dernier témoignage de l’ensemble des bâtiments qui composaient la Léproserie fondée en 1210 par Jean de Gisors. Cette chapelle dédiée à Saint-Lazare a été classée Monument Historique en 1992. Elle a connu au cours de l’année 1996 d’importants travaux de consolidation et de réhabilitation. Décorée de fresques murales réalisées par le peintre Dado, elle est ouverte aux journées du patrimoine.

Visite virtuelle de la chapelle de la Léproserie

LE CHÂTEAU DE PABLO PICASSO

12-balade-picasso-gisors

Le Boisgeloup, hameau gisorsien, a accueilli de 1930 à 1936 l’Empereur de l’Art moderne : Pablo Picasso. Il réalise au Boisgeloup de nombreuses sculptures. Son atelier se peuple d’animaux fantastiques et de grandes têtes. On retrouve l’influence du Boisgeloup dans « Boisgeloup sous la pluie » (30/03/1932) petite toile ovale représentant la place qui porte aujourd’hui son nom, « Femme nue dans un fauteuil rouge » (27/07/1932), « Le minotaure et la jeune fille » (25/06/1933) et « Le meurtre » (07/07/1934). Enfin, c’est au Boisgeloup que prend racine le chef d’oeuvre de l’art de notre siècle, « Guernica ».

LE PARC ENVIRONNEMENTAL

12-balade-parc-environnemental

L’histoire de cette propriété s’inscrit dans les différentes étapes du développement de Gisors. Tout comme la famille qu’elle abrite, elle joue un rôle urbain majeur. C’est en 1610 que la Duchesse d’Orléans-Longeville fait poser la première pierre de la maison des Récollets ( monastère d’hommes ) à Gisors . L’établissement est, alors, situé rue des Fontaines. En 1788, s’y tient l’assemblée des Députés du Département de Gisors, présidée par Pontecoulant, Maréchal des armées du Roi Louis XVI. Il est, ensuite, remanié sous Louis XVI par Louis-François Passy (1760-1834), receveur Général des Finances.

Des amis de Louis-François Passy achètent pour lui la propriété afin de lui donner un brevet de civisme. Le couvent des Recollets devient, ainsi, pendant 190 ans la propriété de la famille Passy. Cette famille donna, au 19ème siècle, d’éminents serviteurs de l’Etat et notamment le premier prix Nobel de la Paix en 1901. Le bien a, ensuite, appartenu à Madame Marie Françoise Louise Adelaïde Passy, comtesse De Bueil, après avoir été recueilli dans la succession de Monsieur Louis Paulin Passy son père, puis aux consorts De Bueil ses descendants.

Aujourd’hui, le projet de parc permet de redonner ses lettres de noblesse à ce secteur de Gisors. Dans une démarche de valorisation du cadre de vie et de développement durable de la Commune, la parcelle de terrain a fait l’objet d’une acquisition par la Municipalité en 1997. Ce projet de Parc Environnemental s’inscrit dans la démarche de préserver et valoriser une trame verte et bleue, de doter le centre ville d’un véritable poumon vert, avec pour ambition, à long terme, d’établir des continuités à travers un réseau de chemins déjà existants, qui nécessitent d’être balisés, aménagés et paysagés.

Le parc environnemental est ouvert de 8h30 à 16h du 1er novembre au 31 janvier, jusqu’à 18h du 1er février au 31 mars et jusqu’à 19h30 du 1er avril au 31 octobre.